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Qui se souvient de la date de la 1ère fête de la Saint-Martin à Peissy ?

 

Peissy, sur sa colline, au coeur du vignoble genevois, petit hameau d’une centaine d’habitants, sept viticulteurs, se transforme, chaque année, en fête géante un samedi de novembre. Fête de la Saint-Martin et du vin nouveau. Qui des six viticulteurs en a eu l’idée ? Peu importe. Ils dirent tous «présent» pour faire connaître ce village et ses vins, authentiques produits du terroir. L’idée germa et, le 11 novembre 1995, Peissy ouvrait, d’un commun accord, ses six caves pour déguster les derniers millésimes et goûter le fameux vin nouveau : le «bourru», première étape dans l’élaboration du vin.

Les «pionniers» ? Les six propriétaires, comme on le voit sur la première affiche. Tout le village, d’est en ouest, sans oublier le Café des Amis associé de la première heure. En 2003, le domaine des Vallières rejoint le groupe.

Que faire ? Ne pas être simplement un bis repetita des caves ouvertes. Alors une fête avant l’hiver, faire venir les gens de la ville, se réjouir dans tout le village. Comment ? Un billet d’entrée ! Un verre gravé avec l’image du vieux clocher de Peissy, que l’on peut acheter en arrivant et garder pour aller de cave en cave et déguster tout à loisir. Animer la rue et les cours : fanfare, cors des Alpes, qui jouent de maison en maison, marrons chauds et distilleuse remise en service pour la manifestation. Comme il n’y a pas vraiment une place assez vaste dans Peissy, cette distilleuse se trouve chaque année dans la cour du Domaine des Trois Etoiles et on y cuit longeoles et saucissons dans le marc.

Un carrousel fait la joie des enfants. Tir des boîtes, tradition réservée normalement aux naissances et aux mariages. Quelquefois, promenades gratuites pour les enfants sur des poneys. Et bien sûr, pas de Saint-Martin sans Martin et son âne. Si vous voulez tout savoir, l’ânier, Yves Glatz et l’âne viennent de Russin.

Au cours des années et devant l’affluence croissante des visiteurs, les pionniers ont eu de nouvelles idées : plus de publicité, un service de navettes gratuites depuis la gare à chaque train en 2005 et, depuis 2006, pour clore les réjouissances, un feu d’artifice est tiré à 18h30 au bas du village devant la cave des Bossons. Des journaux publient des articles. On parle de Peissy, on vient à Peissy ; il fait froid et humide parfois, mais chaque viticulteur s’efforce de procurer à tous les visiteurs un accueil chaleureux, une petite restauration, une animation personnelle. Depuis 1995 peut-on parler de tradition ? Pourquoi pas…

Financement : Pas très ludique cette information mais il nous paraît important, de notre point de vue «d’historiens» même petits, de ne pas négliger cette partie essentielle à l’organisation de la fête.

Les sept viticulteurs et le Café des Amis gèrent ce financement et partagent les frais à part égale. Depuis quelques années, l’OPAGE participe pour Frs 3000.- mais l’apport principal vient de la vente des verres. L’achat est global et chaque viticulteur en prend un 7ème qu’il paie. Ce verre a été vendu Frs 5.- en 1995, est passé à Frs 6.- en 2003 et à Frs 8.- en 2006. Chaque propriétaire reverse Frs 3.- à la caisse commune par verre vendu. Environ 1800 verres se sont vendus en 2010. Au bilan, la caisse est vide ! Le «trou» est alors divisé en 8 et chacun donne sa part.

Les 7 «mercenaires» se réunissent trois fois l’an au Café des Amis pour définir la tâche de chacun et faire le point sur les besoins financiers. Le côté administratif s’alourdit avec les années pour les demandes d’autorisations à l’Etat.

Pourquoi Saint Martin ?

Sa fête est le 11 novembre. Martin de Tours ou Martin le Miséricordieux est né en 316 dans la province romaine de Pannonie dans l’actuelle Hongrie. Son père était un officier supérieur dans l’armée romaine, ce qui explique sans doute le nom de Martin : voué à Mars, dieu de la guerre à Rome. Il semble qu’à l’âge de 10 ans Martin se soit senti attiré par le christianisme. Tout le monde connaît l’histoire de saint Martin coupant son manteau en deux pour couvrir un pauvre homme transi. Mais quel rapport entre ce moine, devenu évêque de Tours en 371, et la fête du vin à Peissy ?

L’Hebdo, en 1998, fit un papier ironisant sur le fait qu’un fief longtemps huguenot fasse la fête à un saint ! Mais pour la vigne et le vin, on a quelque accommodement avec le ciel. La légende dit que l’âne de Saint Martin, en automne ou en hiver bien sûr, n’ayant rien à manger, tandis que son saint de maître dormait à la belle étoile près d’une vigne, fit, des sarments qui pendaient, son repas. Le propriétaire ne dut pas être bien content du spectacle quand il vit sa vigne « taillée ». Mais, la saison suivante : miracle ! Là où l’âne avait brouté, le raisin était beaucoup plus beau. Et depuis, sans l’aide d’un âne, chacun taille sa vigne.


Groupe de recherches historiques


Saint-martin et son âne
 

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